samedi 21 novembre 2009

Au début, la fin


Depuis douze jours, c'est la fin de :

ça.


Comment voulez-vous que je m'y intéresse aujourd'hui, hein, à la planète ?

Je mets conscienscieusement mes trucs en plastoque dans la caissette jaune du recyclage.

Je ferme l'eau pendant que je me brosse les dents.

J'essaie d'éteindre les lumières (si si, promis juré, j'essaie).

J'appuie pas trop sur l'accélérateur même si j'ai envie de faire un beau dérapage pas contrôlé au bout de l'avenue Marcel Pagnol.

Et pourtant :

J'ai plus d'ocytocine.

J'ai plus de prolactine.

J'ai plus d'endorphines.

Effondrement hormonal.

Et surtout, j'ai plus ma gosse, ma Maléfica, ma Chiantissima Maxima, mon amour adorable de Casse-Couilla, accrochée au nibard en permanence, juste pour mâcher du chewing-gum après la seule vraie tétée du matin.

J'en chialais, tellement elle me pompait.

Elle devient autonome, et je chiale encore. Parce que j'ai perdu quelque chose.

Elle a pas l'air de s'en porter plus mal.

Celle qu'il fallait sevrer, apparemment, c'était la mère.

Ma fille a presque deux ans, elle a cessé de téter depuis douze jours, et durant mes nuits d'insomnie je me demande à quoi sert de sauver coûte que coûte la race humaine.

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